Nouveautés en matière de TVA 

Au 1er janvier, il faudra à nouveau s'attendre à de nombreuses nouveautés en matière de TVA.  Même si le plus grand changement (la TVA sur la location immobilière) constitue une mesure nationale, beaucoup de nouvelles mesures sont d'inspiration internationale.

Services électroniques, services de communication et télécommunication

Au 1er janvier 2019, un nouveau seuil facultatif de 10 000 euros de chiffre d'affaires s'appliquera pour les entreprises qui fournissent des services électroniques à des particuliers.  Normalement, ces prestataires de services doivent imputer la TVA de l'État membre de l'UE dans lequel leur client réside.  Si leur chiffre d'affaires reste inférieur au seuil de 10 000 euros durant l'année civile en cours ou l'année civile précédente, ils pourront toutefois continuer à appliquer la TVA en vigueur dans leur propre pays d'établissement. Les entreprises qui n'ont que quelques clients étrangers pourront ainsi limiter les tracasseries administratives. 

Par ailleurs, le prestataire de services n'aura encore besoin que d'un seul élément de preuve pour démontrer le domicile de son client.  Les éléments de preuve acceptés par le fisc sont notamment les données bancaires, le code pays de la carte SIM, l'adresse de facturation, l'adresse IP.

Ajoutons enfin que, quelle que soit la TVA qu'ils doivent imputer (pays du client ou propre pays d'établissement), les prestataires de services pourront établir leurs factures conformément aux règles de leur pays d'établissement.

Assujetti certifié (Certified Taxable Person - CPT)

L'assujetti certifié est un assujetti fiable.  Sont considérés comme fiables les assujettis qui :

sont financièrement solvables,

n'ont pas commis d'infractions à la législation fiscale par le passé,

disposent d'un bon contrôle interne.

Un assujetti reconnu comme CPT dans son propre pays peut utiliser ce label de qualité dans toute l'Union européenne. Il peut ainsi bénéficier de règles administratives simplifiées. 

Le système est comparable à celui de l'opérateur économique agréé (authorised economic operator - AEO) dans la législation douanière.

La date d'introduction de cette règle n'est toutefois pas encore clairement établie.

Quel effet pour le Brexit ?

D'importantes étapes ont à nouveau été franchies au cours des dernières semaines dans le cadre du " Brexit ". À partir du 30 mars 2019, l'UE comptera à nouveau 27 États membres, après le départ du Royaume-Uni. Cette sortie aura d'importantes conséquences fiscales : les marchandises en provenance de l'UE à destination du Royaume-Uni seront soumises aux règles d'exportation alors que les marchandises en provenance du Royaume-Uni à destination de l'UE feront l'objet d'une importation. Les conséquences exactes n'en sont pas encore connues.  On n'y verra plus clair, au niveau des adaptations nécessaires des règles et des nouvelles pratiques, qu'après mars 2019.

Nouvelles

La " réforme de l'impôt des sociétés de 2017 " évoque avant tout une bonne nouvelle, à savoir l'abaissement du taux nominal à 25 % (à partir de 2020) Le législateur a toutefois aussi prévu une série de mesures compensatoires qui, tout comme la réforme, atteindront leur vitesse de croisière à partir de l'an prochain.

Conformément au Code des Sociétés et des Associations, les doubles mandats d'administration seront interdits à partir du 1er janvier 2020. Ce code entrera en vigueur de manière progressive. Le 1er janvier 2020 - l'une des dates cruciales de sa mise en oeuvre - marquera l'interdiction de siéger dans un conseil d'administration à la fois en qualité d'administration et en qualité de représentant permanent.

Nous n'insisterons jamais assez sur l'importance du 1er janvier 2020 pour l'application du nouveau Code des sociétés et des associations. Même si vous ne changez rien à vos statuts, à votre capital social ou même à votre dénomination, vous devrez quand même tenir compte de nouvelles règles à partir du 1er janvier.

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