Lancer votre propre entreprise sous statut indépendant ou plutôt salarié?

Lancer votre propre entreprise sous statut indépendant ou plutôt salarié ?

Démarrer sa propre entreprise occasionne pas mal d'administration. Vous devez prendre certaines décisions et de nombreux facteurs en considération. Ainsi, mieux vaut vous réfléchir quelque peu au choix de le faire sous statut indépendant ou salarié. Pour éviter les mauvaises surprises, procéder à une analyse approfondie est très certainement loin d'être inutile.

Des différences fiscales en grande partie gommées

Le statut fiscal des dirigeants d'entreprise et celui des salariés coïncident en grande partie. Ainsi, la composition de votre salaire ou rémunération imposable se fait de la même façon. Vous pouvez aussi toujours déduire des frais professionnels, que vous soyez salarié ou indépendant. Et si vos frais professionnels sont fort peu élevés, vous bénéficiez d'un forfait légal dans les deux cas.

Pour le calcul final de l'impôt effectivement dû, un dirigeant est soumis aux mêmes taux d'impôt progressifs qu'un salarié.

Ce ne sont donc pas les dispositions fiscales, en principe, qui feront pencher la balance. On pointera de plus grandes différences au niveau du régime de sécurité sociale.

Le statut indépendant est surtout intéressant pour les revenus plus élevés

La différence entre le poids des cotisations de sécurité sociale des salariés et des indépendants croît au fur et à mesure que le salaire augmente. Le passage au statut indépendant est dès lors plus intéressant au fur et à mesure que vous aboutissez dans les tranches de revenu plus élevées. Un indépendant bénéficie certes d'une protection moins étendue, mais peut le compenser à un coût relativement modique par la souscription d'assurances privées complémentaires.

Pour les revenus plus faibles, le choix est plus difficile. Là, la protection sociale limitée du statut indépendant peut faire la différence.

Compléter une protection sociale limitée par des assurances

Les droits que vous donne votre assurance obligatoire d'indépendant sont assez limités. Un indépendant n'est tenu de s'assurer que pour les soins de santé, les allocations de maladie, les allocations familiales et la pension. En outre, il bénéficie ce faisant d'avantages moindres qu'un salarié.

Un indépendant ne peut bénéficier d'une protection comparable à celle d'un salarié qu'en souscrivant des assurances complémentaires. Vous devez donc souscrire, pour votre propre compte, une assurance complémentaire pour couvrir une éventuelle incapacité de travail (police "revenu garanti"). La souscription d'une assurance complémentaire de pension est elle aussi conseillée.

Voir plus loin que le bout de votre nez !

Il importe donc de bien peser tous les avantages et inconvénients avant de faire un choix. Tenez aussi compte d'autres aspects tels que les avantages issus du droit du travail ou les avantages extralégaux souvent prévus dans certains secteurs.

Nouvelles

En Flandre comme à Bruxelles, le Gouvernement régional opte pour le prêt au bail commercial afin de soutenir les locataires d'immeubles commerciaux. Le bailleur aussi y trouve son compte, car il a la certitude de recevoir le paiement d'au moins une partie du loyer.

Lorsqu'un employeur met une voiture de société à la disposition d'un travailleur salarié ou d'un dirigeant d'entreprise, ce travailleur salarié ou ce dirigeant d'entreprise est imposé sur l'avantage qui en résulte. Le calcul de l'avantage dépend entre autres de l'émission de CO2 du véhicule par rapport à l'émission moyenne du parc automobile belge. En 2020, après deux années de hausse, cette émission moyenne est repartie à la baisse. Une bonne nouvelle pour le climat, mais une moins bonne nouvelle pour votre portefeuille.

Qui dit CSA pense immédiatement aux nouvelles règles concernant les sociétés. Une SRL sans capital, de nouvelles règles en matière de droit de vote, une nouvelle définition de la société coopérative... Mais pas mal de choses ont également changé pour les administrateurs.

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